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Echos d’une « causerie » : entretien avec Sophie Tonolo et Anne Régent-Susini
Le 14 janvier 2026, dans les locaux de la Maison de l’université, Yoan Boudes et Sylvain Ledda ont organisé des « causeries d’Agrégation » sur les auteurs et autrices du programme. Dans ce cadre, ils m’ont chargé d’animer une interview d’une heure consacrée à Antoinette Deshoulières. J’ai donc eu la chance, ce jour-là, de m’entretenir avec deux éminentes spécialistes de l’oeuvre de Deshoulières : Sophie Tonolo, rédactrice du Dictionnaire de l’Académie française, éditrice de la poétesse au programme, autrice d’une thèse sur l’épître en vers ; et Anne Régent-Susini, Professeure des universités, spécialiste de Bossuet et, depuis quelques années, de la question animale au XVIIe siècle. Anne Régent-Susini donne cette année le cours d’Agrégation sur Deshoulières à la Sorbonne Nouvelle ainsi que dans un prestigieux établissement privé parisien.
Je ne peux rendre compte ici de l’intégralité des échanges, mais je vais tenter de résumer les éléments qui me paraissent importants, et propres à compléter, nuancer ou considérer sous un autre angle certains propos que j’ai pu tenir sur le présent carnet.
L’entretien s’ouvre sur un constat partagé : à mesure que l’année d’agrégation avance, l’image convenue d’une Deshoulières simplement « mondaine » devient intenable. C’est précisément pour accompagner ce déplacement (rendre à la poétesse sa puissance de pensée, sa force de ton, et sa complexité) que sont invitées deux chercheuses dont les travaux comptent aujourd’hui pour relire l’œuvre.
Pour lancer l’échange, j’ai proposé un exercice volontairement contraignant : donner une « phrase-programme » qui offrirait, à ce stade de l’année, une image juste de Deshoulières, ou du moins utile pour un candidat au concours.
Sophie Tonolo répond d’abord par une provocation féconde : Deshoulières serait « en avance et en retard sur son temps », précisément parce qu’elle ne se laisse pas absorber par une seule étiquette (galante, mondaine, moderne, etc.). La formule qu’elle retient insiste sur deux traits majeurs : l’aisance de la versification (une virtuosité qui ne se réduit pas à la facilité) d’une part ; et, de l’autre, la diversité des formes, qui inscrit Deshoulières dans la continuité d’une production poétique tout au long du siècle. Autrement dit : loin d’être une curiosité périphérique, Deshoulières se comprend comme une poètesse pleinement située dans une grande lignée poétique du XVIIᵉ siècle, tout en déjouant les catégorisations trop stabilisées.
Anne Régent-Susini propose une formule complémentaire : Deshoulières, « pense et fait penser en versifiant et en jouant ». Ce qui l’a le plus frappée, en découvrant l’ensemble du corpus (au-delà des seules pièces animalières) tient à deux éléments : la densité philosophique réelle de cette poésie, parfois sous-estimée ; et une polyphonie particulièrement marquée : Deshoulières fait entendre des voix, des positions, des inflexions qui peuvent se contredire, et obligent la lectrice et le lecteur à un travail d’interprétation exigeant.
La conclusion de ce premier échange se dégageait nettement : cette poésie ne livre pas une doctrine stable ; elle installe un champ de tensions qui, presque mécaniquement, provoque la réflexion.
La discussion s’est ensuite déplacée vers une question très concrète pour des étudiants non spécialistes du XVIIᵉ siècle : comment la circulation galante des textes (oralité, manuscrit, destinataires) reconfigure-t-elle notre notion d’œuvre ? Deux sous-questions devaient structurer l’échange : la première concernait la relative réticence à publier (ou la lenteur à le faire), et la seconde, l’effet de l’horizon de la poésie de circonstance sur l’unité du corpus.
Anne Régent-Susini rappelle d’abord une articulation importante : chez Deshoulières, on trouve bien une critique de la gloire personnelle, du “nom propre” à perpétuer ; mais on trouve tout autant l’idée que les vers, eux, peuvent durer. La publication imprimée peut donc s’inscrire non dans une quête de prestige individuel, mais dans une forme de pérennité textuelle.
Elle souligne aussi un indice matériel révélateur : Deshoulières tarde suffisamment à faire paraître son recueil pour que le privilège obtenu finisse par être périmé, signe d’une hésitation réelle. Et surtout, elle invite à penser une gradation des supports : la publication dans le Mercure galant ne possède pas le même statut que la circulation manuscrite ou salonnière ; elle constitue déjà une forme de déplacement du présent immédiat, tout en conservant un lien avec l’actualité.
Enfin, Anne Régent-Susini insiste sur un point méthodologique décisif : Deshoulières oblige à repenser l’auctorialité, parce que la poésie de l’époque (et particulièrement la poésie galante) est traversée par des logiques de collectif, de collaboration, d’attributions incertaines. D’où un effet presque méta-théorique du programme lui-même : il rend visibles des présupposés que l’agrégation reconduit souvent sans les questionner (le principe du programme d’Agrégation suppose l’idée d’un corpus unifié, d’une attribution unique et stable, enfin d’une œuvre entièrement « propre » à un auteur). Ici, nous avons à travailler des recueils dont la composition n’est pas claire, qui incorporent des pièces de différentes mains parfois mal identifiées.
Sophie Tonolo prolonge le propos en élargissant la perspective : Deshoulières permettrait presque de lire, à travers une trajectoire singulière, une évolution du statut de poète au XVIIᵉ siècle.
Elle rappelle que les débuts poétiques de Deshoulières passent volontiers par des formes « à l’ancienne », comme le montre sa participation précoce à un recueil collectif où elle pratique l’art du portrait. Puis vient le moment d’un recueil construit : la composition de 1688, que la critique (notamment Volker Schröder) a éclairée comme un geste de construction d’autrice, attentif à l’ordre, aux transitions, aux effets de voisinage1 . Enfin, la question de la postérité se complique encore avec les interventions posthumes et la vigilance éditoriale de l’entourage (au premier chef, la fille d’Antoinette, elle-même poétesse), qui participe à fixer ou à infléchir une image de l’autrice. Dans ce contexte, le Mercure galant prend place comme un médium stratégique : il implique un public nouveau, une autre temporalité de lecture, et s’articule à un parti pris de modernité qui s’affirme de plus en plus.
Sophie Tonolo souligne aussi ce que Deshoulières retient concrètement des pratiques mondaines : le défi poétique, les jeux de virtuosité (jusqu’aux rimes volontairement improbables), les figures de sociabilité qu’elle importe et reconfigure en personnages de fiction (Montausier ou Saint-Aignan, campés en modèles idéaux des sociabilités d’autrefois), et plus largement une manière de fictionnaliser des pratiques de salon au sein même de la poésie.
À partir de là, l’entretien s’oriente vers un nœud particulièrement sensible pour la préparation : la place de Deshoulières dans la Querelle des Anciens et des Modernes et, plus encore, la question de sa stratégie d’autorité. Sophie Tonolo et Anne Régent-Susini ont toutes deux insisté sur un point décisif pour lire l’œuvre au programme : la poétesse construit une figure d’autrice en jouant, non pas contre, mais avec les contraintes de la mondanité, des attentes de la cour, des genres et des querelles. Cette construction n’a rien d’univoque : elle avance par tensions, écarts, reprises, contradictions assumées, et c’est précisément ce qui fait sa force.
Sophie Tonolo souligne les coïncidences chronologiques : la cristallisation de 1687, le privilège activé en 1688, puis la visibilité de Deshoulières dans des moments institutionnels qui la placent au cœur du jeu. Mais l’essentiel est ailleurs : la Querelle n’est pas seulement affaire de modèles antiques ; elle engage aussi la question de la langue (en lien avec la supériorité du latin sur le français, le refus du pédantisme et de sa technicité, et également de l’histoire du français), et celle des formes (Deshoulières redonne énergie à des formes jugées vieillies : ballade, chanson, rondeau, etc.). Anne Régent-Susini renchérit : la Querelle se joue aussi comme une histoire des genres, où l’on voit émerger et se reconfigurer des formes nouvelles, ce que montre exemplairement, ailleurs dans le siècle, le destin du conte de fées.
Sophie Tonolo observe que certains poèmes d’éloge (adressés à Colbert, à Mme de Maintenon, voire à Louis XIV) permettent d’apercevoir une dimension stratégique : l’éloge est un lieu où Deshoulières peut, à la fois, chercher protection et légitimation, et se grandir comme poète. L’un des gestes les plus intéressants, souligne-t-elle, consiste à faire de l’éloge une scène où se rejoue l’antique concurrence entre les « grandeurs » : l’écrivain se heurte à l’aporie classique du discours épidictique, qui affirme volontiers que les mots sont usés, et que la langue ne suffit plus pour dire la grandeur. Or, en posant Louis XIV comme celui qui surpasse les Anciens et renouvelle sans cesse le spectacle de la grandeur, Deshoulières trouve un moyen paradoxal de rafraîchir l’éloge : l’excès même de la grandeur devient une machine à produire du neuf rhétorique, et, au passage, à consolider une posture auctoriale.
La discussion refuse cependant de figer Deshoulières en « moderne » ou en « ancienne ». Sophie Tonolo suggère plutôt d’abandonner l’idée de camps fixes : il y aurait chez Deshoulières des gestes de modernité et des fidélités anciennes, qui s’entrecroisent selon les textes, les destinataires, les effets recherchés.
J’ai tenté, pour les besoins de la discussion, d’opposer une objection aux lectures qui tentent de rendre compte de l’œuvre à travers la question des stratégies : si Deshoulières cherchait seulement des bénéfices stratégiques, pourquoi choisir des positions parfois coûteuses, en se heurtant par exemple à des normes dominantes (philosophiques, poétiques, morales, et même à la galanterie contemporaine, devenue esthétique officielle de l’absolutisme), au risque d’être rapprochée d’une libertine, ou d’un Boileau qu’elle contrarie par ailleurs ? Pourquoi, par exemple, avoir conservé dans le recueil un poème à Colbert décédé, si elle tentait par ses vers d’acquérir une reconnaissance des pouvoirs en place ? Anne Régent-Susini m’invita à la nuance : par « stratégie », elle n’entendait pas nécessairement rentabilité immédiate voire financière, mais positionnement auctorial dans un champ littéraire. Mais les deux invitées reconnaissaient qu’une lecture de type entièrement stratégique écrasait la complexité constitutive de l’œuvre. Les tensions ne sont pas des accidents : elles sont un principe de composition et d’énonciation. Il existe trois manières (au moins) de penser les contradictions dans l’œuvre de Deshoulières : évolution chronologique, adressage, syncrétisme.
- (a) On peut envisager un trajet : du libertinage ou du pyrrhonisme mondain (autour de la formation reçue auprès de Jean Hesnault/Dehénault) vers des textes plus marqués par une gravité morale ou religieuse (paraphrases de psaumes, prières). Sans en faire une ligne droite, cette hypothèse a l’intérêt de poser une question centrale : quelle est la valeur, chez Deshoulières, du « je » lyrique ?2 . De ce point de vue, Théophile de Viau constitue un nœud théorique essentiel pour penser la subjectivité. Le procès de Théophile de Viau a rendu brûlante la question du rapport entre vie et poésie ; le poète libertin a ouvert la possibilité de dissocier l’énonciation poétique de la personne empirique, alors même que Théophile maintenait dans son œuvre des biographèmes, en particulier durant la période carcérale. Il en va de même chez Deshoulières : le « je » qui s’exprime n’est pas un double de la poétesse, mais il assume des biographèmes de l’autrice : des traces de circonstances, de contraintes, d’infortunes domestiques, de sa maladie, glissées parfois dans des textes pourtant très codés (y compris dans des pièces adressées à la sphère du pouvoir). Autrement dit, la poésie n’est ni un pur masque, ni une pure confession : Deshoulières pratique une écriture de soi oblique, compatible avec la prudence mondaine.
- (b) L’hypothèse mondaine et rhétorique : la poésie « adressée à ». Anne Régent-Susini insiste sur la mondanité comme donnée structurante : Deshoulières écrit dans le monde et pour des personnes de statuts, d’attentes et de rôles différents (ami, protecteur, famille, femmes de son entourage, etc.). Ce régime d’adaptation (on pourrait parler d’aptum ou d’accommodatio) produit des variations de ton, de doctrine, de posture, qui ne sont pas forcément des revirements intimes, ni des calculs intéressés : ce sont aussi, simplement, des ajustements énonciatifs dont toute la tradition rhétorique explique l’impérieuse nécessité.
- (c) L’hypothèse d’un syncrétisme philosophique. L’idée est avancée prudemment : Deshoulières pourrait faire coexister, dans ses vers, des éléments difficilement conciliables du point de vue scolaire (par exemple un héritage gassendiste/épicurien avec des accents stoïciens ou des réminiscences augustiniennes). Mais Anne Régent-Susini nuance aussitôt : parler de « syncrétisme » risque encore de trop rationaliser. Deshoulières ne cherche pas toujours à résoudre ; elle donne à entendre. Critique de la raison, elle n’est pas bâtisseuse de système cohérent. Pour faire sentir la pluralité interne, Anne Régent-Susini donne un exemple éclairant : un poème comme « Le Caprice », où Iris, après avoir fait taire l’amour, se découvre plus malheureuse sans la passion et revient à ce qui la tourmentait. Un tel texte défie la sagesse épicurienne que l’on serait tenté d’ériger en clé unique de l’œuvre. Il devient alors impossible de stabiliser Deshoulières en une étiquette (« épicurienne », « stoïcienne », « féministe », etc.) sans perdre ce que le texte fait : faire jouer des points de vue divergents, parfois frontalement3 .
Les discussions suivantes ont porté sur l’importance de l’identité féminine genrée : que fait le genre à la poésie lyrique ?
Sur cette question « qu’est-ce que cela change que Deshoulières soit une femme ? », les réponses des deux invitées convergent fortement. Elles s’accordent toutes deux à considérer qu’il serait vain de traquer des marqueurs stylistiques « féminins » comme s’il existait une grammaire sexuée de l’écriture. En revanche, le paramètre du genre est jugé indispensable pour comprendre la position d’écriture : Deshoulières pense et met en scène ce que c’est qu’être femme et autrice dans un espace social qui a ses catégories genrées (coquette, prude, précieuse, galante…), ses pièges et ses renversements. Les intervenantes relèvent notamment :
- une conscience critique de la galanterie, y compris comme dispositif qui a pu détourner au détriment des femmes une aspiration initiale à des relations plus égalitaires ;
- un jeu de dégenrage (la poétesse manipule des notions genrées, les retourne, en expose l’arbitraire, tout en montrant leur poids réel) ;
- des gestes qu’on pourrait dire, avec prudence, « protoféministes », lorsque la voix poétique parle au nom de son sexe dans certaines épîtres (épître à Breteuil, par exemple), ou lorsqu’elle marque elle-même qu’elle va trop loin, formule récurrente qui fonctionne comme limite rhétorique, stratégie de protection, et affirmation paradoxale. Sophie Tonolo a renvoyé sur ces questions aux travaux de Jacqueline Cerquiglini-Toulet sur Christine de Pizan, lorsque la médiéviste considère que le propre de l’écriture féminine consiste non dans un style mais à « laisser transparaître ou revendiquer une expérience de femme ». On peut penser aux vers de Deshoulières à sa fille, par exemple, et l’évocation crue de la sage-femme (« Lucine ») qu’on est obligé d’aller chercher.
Le dernier point de l’échange portait sur la composition du recueil de 1688. Les deux invitées admettaient que, si l’on échouerait à chercher des principes logiques cohérents, les enchaînements ne sont jamais neutres : ils créent des effets d’ironie, de dissonance, de dégonflement. Deux exemples frappants sont commentés :
- Le poème adressé à Colbert (publié alors même qu’il est mort) peut se lire comme allégeance, mais son voisinage immédiat avec un sonnet sur l’or qui dénonce la bassesse du gain produit un effet de double jeu : on maintient l’épidictique, tout en le mettant à distance par la structure même du livre.
- De même, un poème célébrant la Révocation de l’Édit de Nantes suivi d’une pièce plus légère peut engendrer un contraste qui trouble l’ enthousiasme apparent en faveur de la politique royale d’expulsion et de répression : l’ordre du recueil devient une machine à fabriquer de l’ambivalence.
Les premières pièces, ajoute Tonolo, semblent particulièrement soignées : elles balisent une tradition (pétrarquisme, pastorale, références à des prédécesseurs) et dessinent d’emblée un horizon de pensée (par exemple, autour des « tranquilles plaisirs » gassendistes aussitôt mis en tension). Il faut donc lire à deux échelles : chaque poème pour lui-même, et mis en perspective dans l’économie du volume, où les textes « s’illuminent » et se contredisent à distance. Pour les lectures d’agrégation, deux exigences se dégagent : toujours dater et situer les textes (le destinataire, les circonstances, les querelles sous-jacentes), et les penser par rapport à la composition de l’ouvrage (voisinages, contradictions productives, échos internes). C’est à cette double condition que la complexité cesse d’être un obstacle et devient, au contraire, le principe même du plaisir critique.
J’adresse tous mes très vifs remerciements à Anne Régent-Susini et Sophie Tonolo pour cet échange aussi libre, enjoué et fécond, qu’on pouvait l’espérer d’un entretien sur Deshoulières. De ces discussions ressort une ligne directrice précieuse, qui confirme les lectures de nos derniers billets : Deshoulières n’est pas une autrice à système, c’est une poétesse de la mobilité. Elle construit une autorité d’autrice dans un monde de contraintes (politiques, mondaines, genrées), mais elle le fait en cultivant la diversité, les ruptures, les effets de surprise, et une pluralité de voix dont le « je » est l’instrument rhétorique plutôt que simple empreinte d’un moi biographique, ou, encore moins, porte-parole d’un discours conceptuel préexistant.
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Causeries d’agrégation
Le département de Lettres de l’université de Rouen organise chaque année des « causeries » d’Agrégation, format plus informel que les traditionnelles « journées d’Agrégation ». Elles sont accessibles en présentiel ou à distance, en direct.
« Causeries de l’agrégation des Lettres »
Université de Rouen Normandie
Mercredi 14 janvier 2026
Maison de l’Université – salle divisible Nord
3 place Émile Blondel, Mont-Saint-Aignan
Contact : yoan.boudes@univ-rouen.fr et sylvain.ledda@univ-rouen.frAccès en direct: https://webconf.univ-rouen.fr/greenlight/yoa-sbx-2bm-lie
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Programme
9h15 : accueil des participants et participantes
9h30 – Claire de Duras, Ourika, Édouard, Olivier ou Le Secret.
Discussion avec Olivier Ritz (Université Paris Cité) et Damien Zanone (Université Paris-Est Créteil), modérée par François Vanoosthuyse et Florence Filippi
10h30 – Antoinette Deshoulières, Poésies
Discussion avec Anne Régent-Susini (Université Sorbonne Nouvelle) et Sophie Tonolo (Académie française / UVSQ–DYPAC), modérée par Tony Gheeraert
11h30 – François Rabelais, Pantagruel
Discussion avec Blandine Perona (Université de Lille) et Jérémy Sagnier (Université de Lorraine), modérée par Sandra Provini
12h30-14h : pause
14h – Chrétien de Troyes, Cligès
Discussion avec Bénédicte Milland-Bove (Université Sorbonne Nouvelle) et Vanessa Obry (Université de Haute-Alsace), modérée par Yoan Boudes
15h – Alain-René Lesage, Turcaret et Crispin rival de son maître
Discussion avec Sophie Marchand (Sorbonne Université) et Lola Marcault (Université Paris Cité), modérée par Floriane Daguisé
16h – Jacques Roubaud, Quelque chose noir
Discussion avec Serge Linarès (Université Sorbonne Nouvelle) et Stéphanie Thonnerieux (Université Lumière Lyon 2), modérée par Gaëlle Théval
17h : fin de la journée.
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Lien de connexion à distance : https://webconf.univ-rouen.fr/greenlight/yoa-sbx-2bm-lie
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Journée d’Agrégation à Lyon : 7 novembre
Vendredi 7 novembre 2025
Université Lumière Lyon 2
(Salle Bélénos 202 : entrée par le 5 rue Chevreul ou 4 rue de l’Université, 69007 Lyon)
Pour les étudiant·es extérieur·es au site Lyon – Saint-Étienne, merci de vous inscrire en écrivant à :
mathilde.bombart[at]univ-lyon2.fr et edwige.keller[at]univ-lyon2.fr
La journée ne donnera pas lieu à une retransmission à distance.
Présidence de séance : Edwige Keller-Rahbé
9h30 : Fanny Boutinet (Univ. Perpignan), « « Quel espoir vous séduit ? » Les adresses féminines dans les Poésies »
10h00 : Elise Legendre (Univ. Paris Sorbonne), « Ballades et rondeaux en »vieux langage » : l’archaïsme chez Deshoulières »
10h45 – Pause
Présidence de séance : Michèle Rosellini
11h15 : Guillaume Peureux (Univ. Nanterre), « Des vers « si suivis & si naturels qu’on sait ce qu’elle va dire, avant mesme qu’on l’ait lû. » Le travail de la négligence métrique chez Deshoulières »
11h30 : Léa Burgat-Charvillon (ENS Lyon), « Le plus petit des reptiles, le roi et la poétesse : présence de la maladie dans les Poésies de Deshoulières »
12h45 : Pause déjeuner
Présidence de séance : Isabelle Moreau
14h30 : Mathilde Bombart (Univ. Lyon2) et Maxine Dupont-Pieri (ENS Lyon), « Du Mercure au recueil : les politiques de l’œuvre de Deshoulières »
15h : Michèle Rosellini (ENS Lyon), « Deshoulières épicurienne ? »
15h30 : Eric Tourrette (Univ. Lyon3), « « De quel aveuglement sont frappés les humains ! »»
- Responsable :
Edwige Keller-Rahbé et Mathilde Bombart - Url de référence :
https://ihrim.ens-lyon.fr/manifestations/article/antoinette-deshoulieres-poesies - Adresse :
Université de Lyon 2 – voir sur une carte
Plus d’information: https://www.fabula.org/actualites/130415/journee-d-etudes-agregation-litterature-du-xviie-siecle-antoinette-deshoulieres-poesies.html
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